1- Chiens Agressif et Dominant
QUAND ON ME PARLE DE CHIEN AGRESSIF ET DOMINANT
« Dans les interactions de distancement entre chien et chien ou entre chien et humains, la gestion des conflits, des agressions (et je ne parle pas de pathologie) au sein d’un groupe quel qu’il soit, a pour but d’obtenir le contrôle sur quelque chose :
- d’espace limité « territoire »
- de ressources insuffisantes
- de revendication d’un statut, lorsque la meute ne semble plus harmonieuse, ou d’ordre de hiérarchie reproductrice
- d’obtention d’une occupation signifiante pour le chien (chasse, recherche drogue, garde de lieux, agility, troupeau, …).
Le chien de famille manque rarement de ressources alimentaires ou affectives, d’espace sécurisant et d’espace d’isolement possible si besoin, …
La seule chose qui peut gêner le chien (et l’homme par extension) c’est le statut en règle générale. Les cas d’agression, au sein d’une meute famille (humain ou chien), sont liés à la demande d’un travail (d’une occupation) et/ou à la revendication de sa place dans le groupe.
- le statut:
Si le chien revendique un statut dominant au sein de la meute (humain/chien), c’est bien souvent qu’il n’y a pas de chef de meute. Le chien tient juste (et il n’a pas le choix pour que la meute tienne la route) à montrer qu’il est sûr de lui, contrairement à l’humain.
Par contre, normalement son caractère ne lui permettrait pas d’avoir ce statut.
Cette attitude tend à s’affirmer pour revendiquer un statut ou une ressource (espace, affection, pulsion sexuelle, …).
Si l’on observe ce comportement chez son chien, ce que j’appelle des chiens crocodiles qui claque des dents mais ne font des trous que par accident, peut- être faut-il regarder dans sa propre vie ce qu’il en est. Par exemple, un maître qui se questionne pour tout, ne sécurise pas son chien. Le chien est pratiquement toujours le miroir de son humain, il essaie d’envoyer des messages.
Ceux-ci semblent clairs : où et en quoi ne sommes-nous pas maître de notre existence, où et en quoi le faisons-nous croire aux autres et à nous-même, et le plus important, où voulons-nous aller ?
Par exemple, le maître promène son chien et hésite sur le chemin à prendre, le message reçu par le chien est que le chemin est potentiellement dangereux d’où le stress.
A MEDITER PEUT-ETRE ?
- l’agression de désœuvrement
Les chiens qui s’ennuient cherchent un « job ».
A défaut
- de conduire un troupeau 9 à 10 heures par jour
- de pister et de chasser/courser et attraper des proies sur 4 à 6 heures en périodes de chasse
- de guider une personne à mobilité réduite toute une journée
- de flairer et détecter la trace d’un enfant disparu (entrainement et mise en situation plusieurs heures par jour)
- de « sniffer » les valises et autres à la recherche de trace suspecte (plusieurs heures avec des pauses)
- de s’entraîner à un sport canin plusieurs fois par semaine sans compter les compétitions
et j’en oublie volontairement, la liste n’étant pas exhaustive.
Le chien qui reste longtemps sans stimulation, soit :
- à se lover sur le canapé presque toute la journée,
- à attendre son maître qui prend son « dixième » café toujours au même bar,
- à reprendre pour la énième fois la même éternelle balade,
- à tourner dans son parc de 10 hectares en n’en sortant qu’une fois par semaine s’il ne pleut pas et si son maître a le temps,
- …
peut avoir une réaction agressive juste pour s’occuper.
Quand le chien pense à tout cet ennui, il peut légitimement pousser un gros soupir de lassitude.
En milieu naturel le chien sauvage occupe pratiquement 80 % de son temps d’éveil à la recherche de sa nourriture, faisant entre 25 à 40 kms par jour. Nous, nous donnons à nos compagnons la nourriture inerte, jamais une croquette ne s’enfuit à la vue d’un chien.
L’inactivité du chien peut entraîner une attitude dangereuse pour lui (blessure possible, ingestion de produit non comestible, …) et déplaisante pour l’humain (aboiements intempestifs, fugues, destructions, chiens hyper actifs, sans contrôle pouvant aller jusqu’à la morsure), pour tromper l’ennui en quelque sorte.
S’il pouvait parler, le chien dirait « je veux bien faire des câlins à tous, jouer avec les membres de la meute, vous suivre partout, … Mais je ne veux pas ne rien faire toute la journée« .
Il continuerait en disant « J’ai décidé d’occuper mon temps libre, que j’ai en abondance.
Si je vous vole un objet à quoi vous tenez, vous me poursuivez et j’existe.
Si je jette mon dévolu sur mon/notre canapé et empêche quiconque de s’y installer, ça marche, les gens me respectent, je gagne de l’importance.
Si je décide de gérer et de contrôler l’espace autour de nous (moi et mon humain) en montrant les dents, voire en me jetant sur les personnes trop proches de nous qui envahissent notre espace, les gens reculent et du coup je gagne en importance.
Dans tous les cas, je me sens investi d’une mission suprême.
Par contre, « si j’étais fatigué aussi bien physiquement qu’intellectuellement de façon raisonnée (hors de question de faire courir son chien jusqu’à épuisement total), ruiner le canapé me semblerai futile, courir derrière les voitures le long du grillage pas intéressant, essayer d’arracher un morceau de peau à l’autre me semblerait superflu … ».
Aidons-les en les stimulant plus avec des jeux, des activités, des promenades libres ou à défaut en longe, … où nous faisons appel à toutes leurs capacités non exploitées.
Relisez cet écrit il y a déjà pleins de pistes à exploiter.
A réfléchir peut-être quand on a un chien ou que l’on souhaite en acquérir un.
En cas de questionnement, les moniteurs sont à votre disposition pour en parler.
Rendez vos chiens heureux et tranquilles dans leurs têtes, cela vous rendra vous aussi plus heureux.
2- Puces, Tiques et Moustiques
Protéger nos Chiens des Indésirables : Puces, Tiques et Moustiques
La protection de nos compagnons à quatre pattes contre les parasites externes (puces, tiques, moustiques) est une préoccupation majeure pour de nombreux propriétaires. Il existe une multitude de solutions sur le marché, mais leur efficacité et leurs éventuels effets secondaires varient grandement.
Tour d’horizon des méthodes de protection courantes :
- Comprimés (chimiques) : Ils offrent une protection interne, mais des réactions individuelles peuvent parfois être observées. Un avantage notable est que les tiques qui piquent peuvent se dessécher sur l’animal.
- Colliers (chimiques) : Efficaces pour certains, ils partagent les mêmes préoccupations que les comprimés concernant la nature chimique du produit.
- Pipettes (chimiques) : À appliquer sur la peau, leur efficacité peut être compromise sur les chiens à poils longs ou ceux qui se baignent fréquemment.
- Boîtiers à ultrasons : Mon expérience personnelle montre une efficacité limitée, ayant retrouvé des tiques implantées à proximité de l’appareil.
- Produits « Bio » ou Naturels (colliers, pipettes, comprimés, compléments alimentaires) : Bien que l’approche soit attrayante, leur efficacité reste souvent à prouver et peut varier considérablement. Certains colliers avec des perles supposées repousser les tiques (par acariens) n’ont pas non plus démontré une grande fiabilité selon mon expérience.
Ma méthode éprouvée depuis plus de 10 ans :
Après avoir testé de nombreux dispositifs, j’ai adopté une approche combinée qui s’est avérée la plus efficace pour mes chiens :
- Poudre alimentaire : J’utilise quotidiennement une poudre (anciennement « Tic Off », maintenant « Protect » de chez Oskan) mélangée à l’alimentation de mes chiens, idéalement sur des croquettes humidifiées.
- Vaporisation complémentaire (en période de forte infestation) :
Pour un demi-litre d’eau, j’ajoute :
- 20 gouttes d’huile essentielle de lavande
- 20 gouttes d’huile essentielle de géranium
- (Optionnel) 10 gouttes d’huile essentielle de citronnelle pour une action répulsive contre les moustiques.
Je vaporise généreusement mes chiens avant la balade et à leur retour. Cette solution peut également être appliquée sur les humains qui les accompagnent.
La clé d’une protection optimale : Le contrôle mécanique !
Bien que toutes ces méthodes puissent être potentiellement efficaces, aucune ne garantit une protection à 100%. La méthode la plus sûre et la plus efficace, quel que soit le pelage du chien, reste le « papouillage » mécanique : inspecter minutieusement le chien (passer les mains dans le pelage, surtout aux endroits chauds et cachés) une heure après chaque balade, ou plusieurs fois par jour si nécessaire. C’est ainsi que l’on repère et retire manuellement les tiques.
Important concernant la Piroplasmose (Pyro) :
Il est crucial de se rappeler que la piroplasmose ne se transmet pas dès le début du piquage par la tique. La transmission se fait lorsque la tique a eu le temps de se nourrir pendant deux à trois jours et qu’elle se détache naturellement.
Vigilance absolue face à la piroplasmose :
Toutes les tiques ne sont pas porteuses de la piroplasmose, mais il est impératif de rester extrêmement vigilant. La piroplasmose est une maladie grave qui nécessite une intervention rapide dès l’apparition des premiers symptômes :
- Abattement
- Manque d’entrain
- Urine plus foncée
- Blanc de l’œil légèrement jaunâtre
Ce message est un retour d’expérience personnel et une démarche de prévention suite aux nombreuses discussions autour de ce sujet important.
Coco.
